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Ils forcèrent un passant qui revenait des champs à porter la croix de Jésus. C’était Simon de Cyrène, le père d’Alexandre et de Rufus. (Marc 15:21) …et ils le chargèrent de la croix pour qu’il la porte derrière Jésus. (Luc 23:26) 

À la fin de ce mois, nous serons encore une fois appelés à réfléchir sur la mort de Jésus notre Sauveur ; c’est la Pâque. Nous connaissons assez bien cette triste page de l’humanité qui a été capable, et ça continue encore aujourd’hui, d’agir avec méchanceté et injustice. Oui, parce que la mort de Jésus a été un acte d’injustice, fruit de la rivalité religieuse et de l’amour pour le pouvoir. Heureusement que le revers de la médaille nous offre le salut par le pardon de nos fautes. 

Un des protagonistes mineurs de ce vendredi saint a été Simon de Cyrène. Immigré avec sa famille depuis la Libye, Simon n’avait pas prévu de prendre part à ces crucifixions. Père de famille, attentive à ses préoccupations, il s’en va par son chemin alors qu’il se laisse traîner par ce soudain imprévu : il est obligé de porter la croix d’un des condamnés à mort. Celui-ci est tellement affaibli par les tortures subies, qu’il n’a plus la force de se porter sur le lieu de sa mort. Simon s’oppose. Il est étranger, il a des questions importantes à régler, il ne veut pas être impliqué dans cette affaire… Bref, il a plein de raisons pour dire non. Et pourtant, il n’est pas étranger à la souffrance, ni aux blessures et au sang qui coule, c’est pourquoi il prend la croix. Il marche au rythme du condamné, le Christ. Dernier lui, pas après pas, ils se dirigent vers le Golgotha. 

L’expérience de Simon de Cyrène nous encourage à réfléchir si parfois, on devrait se rendre disponible et décider de porter la croix de l’autre. Je sais que ce n’est pas facile, parce que le poids de la croix de l’autre est plus lourd que ce que nous avons à imaginer. C’est beaucoup plus facile de porter un bout de bois plutôt que de porter les idées de l’autre et de les respecter. C’est plus facile d’aider quelqu’un à déménager, à changer d’habitation, qu’à changer d’attitude. Simon malgré soit obligé à porter la croix, il ne dépasse pas Jésus, il garde la distance de soutien, il se tient derrière. Simon n’est pas pressé, il avance avec Jésus, en écoutant sa souffrance et selon la force qu’un homme blessé et malmené peut dégager. 

Chère famille du Figuier et chers amis, “l’amour du Christ nous presse” (2 Corinthiens 5:14) et nous encourage à nous tourner vers les autres. Peut-être que l’Esprit nous “oblige” à porter la croix de l’autre… 

Pasteur Daniele Zagara




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